Actualités

E171, toujours autorisé

Bruno Lemaire, ministre de l’économie, devait signer le 10 janvier 2019, l’interdiction du dioxyde de titane codé E171 dans la liste des additifs. Mais au dernier moment, cette signature a été reportée à une date ultérieure et inconnue, faisant fi du principe de précaution.

Le dioxyde de titane est présent dans de nombreux bonbons, sucreries, biscuits, gomme à mâcher, dentifrices et autres préparations où son pouvoir blanchissant est très prisé par les industriels.

E171 se présente sous la forme de nanoparticules – particules microscopiques capables de traverser les parois cellulaires – et d’être présentent y compris dans des tissus dotés de barrières contre les substances nocives (cerveau, intestins, reins). Une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) portant sur des rats montre les effets dévastateurs du dioxyde de titane sur le système immunitaire et ses risques cancérogène. Prudents, les chercheurs indiquent “que leurs résultats ne sont pas directement transposables à l’homme”.

L’OMS classe l’E171 dans la catégorie des “cancérogènes possibles pour l’homme” lors de d’inhalation dans le cadre professionnel.

Huit ONG qui estiment l’additif dangereux pour la santé et pour l’environnement demandentd’interdire temporairement les nanoparticules de dioxyde de titane présentes dans le colorant E171″. Elles ont publié une lettre ouverte pour inciter le gouvernement à prendre des mesures pour une plus grande traçabilité et surtout pour obtenir un affichage obligatoire sur les produits contenant du E171. Des mesures de bon sens pour un produit largement suspect, sans aucun apport nutritionnel et dont le rôle n’est que d’ordre esthétique.