Edito

Le burger est-il de la cuisine ?

Non, enfin, à notre avis.

A l’origine, il était cantonné aux fast-foods avec une réputation de mal bouffe. Mais, les goûts des consommateurs étant sujets aux modes et surtout à l’influence des chaînes de restauration rapide et aux préoccupations de rentabilité de l’industrie agroalimentaire, le hamburger s’est imposé aussi dans les restaurants traditionnels, les « bistronomies » et même dans certains établissements gastronomiques.

Rares sont les cartes qui n’en proposent pas, parfois avec des variantes très bizarres : tartiflette, choucroute, gratin, etc.

Mais le burger n’est pas vraiment de la cuisine : un pain acheté tout fait, de la salade et des légumes crus, un steack trop cuit. Aucune expression de créativité ou de technique culinaire. Il est à la portée de tout à chacun. Et les discours sur le “fait maison” ne change rien. Encore heureux qu’il soit fait maison !

Mais les cuisiniers ont fait preuve d’imagination et de recherche de qualité, en particulier pour la viande hachée, sur la cuisson et sur la préparation des légumes. Les plus créatifs le proposent … démonté. C’est à dire un steak de qualité et à coté, des légumes finement cuisinés ou marinés et des frites. Donc le steak frite et accompagnement d’il y a 40 ans.

D’autres chefs proposent des burgers d’une telle hauteur que les clients abattent l’échafaudage dans leur assiette pour retrouver la présentation des ingrédients séparés et … laisse le petit pain de côté! C’était bien la peine !