Mardi gras : histoire et origines de cette journée festive

Un masque de Carnaval qui incite à la fête

Ce mardi 16 février 2021, c’est Mardi gras ! On défile en costume, on mange des beignets, c’est méga bamboche masquée. Mais pourquoi ça s’appelle Mardi gras, au fait ? Que célèbre-t-on ce jour-là ? Retour sur la tradition et l’origine du Carnaval et de Mardi gras.

Après la Chandeleur, début février, vient Mardi Gras quelques semaines plus tard. Mais que célèbre-t-on pour en ce jour ? Le Mardi gras est une tradition chrétienne où les pratiquants pouvaient profiter une dernière fois d’assiettes bien remplies, avant le Mercredi des Cendres qui symbolise le début du Carême, période liturgique de dévotion à Dieu où l’on jeûne. Le Mardi gras est donc le dernier jour de “plaisirs” avant une longue période de restrictions pour réinterpréter les 40 jours de Jésus dans le désert, sa mort puis sa résurrection. Dans la tradition chrétienne, le Mardi gras était le dernier jour de la “semaine des sept jours gras”. Ainsi, comme son nom l’indique, on pouvait manger de tout, mais surtout des aliments riches, dont il faudra ensuite se priver pendant le Carême, comme le beurre, la viande ou le sucre.

● D’où vient la tradition du carnaval ?

Mardi gras est l’occasion des carnavals -“carne levare” en latin médiéval, signifie “enlever, retirer la chair”. Le principe du Carnaval est simple : porter un masque, inverser les rôles et faire la fête ! Le fait d’inverser les rôles est une pratique que l’on retrouve dans de nombreuses fêtes de l’Antiquité, qui aurait sûrement inspiré le Carnaval tel qu’on le connaît aujourd’hui. Au Moyen-âge, les déguisements de Mardi Gras permettaient non seulement de s’amuser, mais aussi de transgresser les interdits de l’ordre social. C’est ainsi que les pauvres pouvaient s’habiller en riches, les hommes s’habiller en femmes, et vice-versa. Les masques apparaissent au XIIIe siècle : ils renforcent l’anonymat et permettent les outrances. Les rôles sont inversés, les jeux et amusements renforcent l’animation des quartiers. Aujourd’hui, tous les déguisements sont permis. Parmi les plus fréquents, ceux issus de la Commedia dell’arte, un genre de théâtre populaire italien apparu à l’époque moderne. Arlequin, bon vivant, porte un costume rapiécé de multiples couleurs, le vieil obsédé Pantalon se balade lui avec des bas moulants, affirmant sa virilité.

Que mange-t-on à Mardi gras ?

La coutume de manger des beignets, des gaufres, des churros, des pets de nonnes, des bugnes ou encore des crêpes, vient à l’origine de la nécessité d’épuiser les réserves d’oeufs et de beurre qui ne seront pas utilisées durant le Carême. Appelés ganses dans le pays niçois, oreillettes dans le sud, merveilles dans le Sud-Ouest ou bugnes en région lyonnaise et dans le centre du pays, les beignets de carnaval tirent leur origine d’une spécialité culinaire du duché de Savoie. Qu’ils soient triangulaires, ronds ou en forme de losanges ; natures, sucrés, ou bien fourrés à la confiture ou au chocolat; qu’ils soient préparés à base de pâte levée, de pâte à choux ou de pâte briochée, ils sont les rois de la fête !

Les bugnes de carnaval

Les bugnes sont issues des fêtes dans la Rome antique. Elles sont restées les gourmandises phares de nombreuses fêtes foraines et sont traditionnellement préparées lors du carnaval ou pour Mardi-Gras. Chaque région a sa propre recette. L’appellation de ces beignets varie également. Alors si l’envie vous prend de passer en cuisine pour concocter, vous-même, des beignets, voici une des nombreuses recettes de bugnes.

Ingrédients :

  • 250 g de farine
  • 30 g de sucre
  • 1 pincée de sel
  • 10 g de levure de boulanger
  • 3 œufs
  • 1 cuillère à café de fleur d’oranger
  • 165 g de beurre coupé en petits morceaux

Préparation :

  • Mélanger la farine avec le sucre, le sel et enfin la levure dans un saladier.
  • Casser les œufs un à un et les mettre au centre de la farine.
  • Ajouter une bonne cuillère à café de fleur d’oranger.
  • Pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle devienne bien lisse.
  • Ajouter 165 grammes de beurre, coupé en petits morceaux.
  • Pétrir et laisser reposer 1 heure.
  • Presser plusieurs fois la pâte avec la paume de la main pour la « dégazer » puis laisser reposer pendant 2 heures au réfrigérateur.
  • Fariner le plan de travail et étaler la pâte le plus finement possible.
  • Découper des bandes en diagonale de 6 cm de largeur environ.
  • Fendre la pâte au milieu de chaque losange à l’aide d’un petit couteau (ne pas aller pas jusqu’aux bords).
  • Faire frire dans une poêle avec de l’huile portée à 170 degrés environ.
  • Rouler les bugnes dans du sucre semoule. Vous pouvez ajouter le zeste d’un citron bio au sucre pour relever de goût.

Photo de une : costumes et masques sont au rendez-vous lors du carnaval de Venise. © Pixabay