Mochis : le produit qui cartonne

Un plateau de délicieux mochis

Cette petite sucrerie dégustée au Japon pendant les fêtes se multiplie comme des petits pains dans l’Hexagone.

Il existe une vraie différence de rapport avec la pâtisserie et au répertoire sucré entre le France et le Japon.

La grande tradition pâtissière française a un répertoire qui est encore très marqué par l’héritage Marie-Antoine Carême, et dans sa version moderne par Gaston Lenôtre. Ce qui se traduit en terme de design par un travail sur la construction, l’architecture, l’ergonomie presque où le Graal est l’équilibre des saveurs, du gras et du sucre et la recherche absolue de contraste, de texture. Quand il y a un crémeux il y a toujours un biscuit.

Le répertoire traditionnel sucré japonais est quant à lui à l’opposé. Les saveurs sont discrètes, presque en demi-teinte, les couleurs un peu comme un lavis en peinture. En France les pâtisseries sont pour la plupart toutes composées de beurre, au Japon c’est la farine de riz et le haricot.

Le mochi, la nouvelle tendance sucrée

Au fils des années, La France a fini par absorber des influences qui nous viennent du Japon. Le plus grand succès en ce moment : les mochis.

Le mochi fait partie de la grande famille des wagashis, pâtisseries traditionnelles japonaises parmi lesquelles figurent par exemple les yokans, gelées à base d’agar-agar, ainsi que les nerikiris, sculptures miniatures et comestibles. On les trouve beaucoup en version glacée dans des supermarchés spécialisés en produits surgelés ou encore dans les chaînes de sushis à emporter.

Autre produit aussi intéressant que les mochis glacés, il y a les mochis classiques. Cette douceur nippone, a l’allure d’une boule poudrée, avec une pâte souple et élastique de couleur clair, fourrée de purée de Azuki, de haricots rouges ou blancs. Très anciennement cuisiné au Japon, il a été créé pour accompagner la cérémonie du thé afin d’adoucir l’amertume du macha. Il y a très longtemps on les faisait avec du riz cuit, réduit en pâte au mortier, désormais on les fait plutôt avec une farine de riz gluant. Naturellement sans gluten, le mochi est 100% végétal, sans matière grasse et donc deux fois moins calorique qu’une pâtisserie classique. Raison de plus pour craquer sans culpabiliser.