DLC, DLUO, le mystère des dates

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attention aux dates limites

Les produits alimentaires, y compris ceux qui auparavant n’étaient pas considérer comme “périssables” (l’eau en bouteille par exemple), voit leur durabilité limitée par la loi et par une date “butoir”. Deux dates sont présentes sur les emballages : la date limite de consommation (DLC) et la date de durabilité minimale (DDM) qui remplace la DLUO (date limite d’utilisation optimale).

La première, la DLC, a un caractère relativement impératif et son dépassement comporte un risque potentiel pour la santé. Tout produit alimentaire, dès son emballage se dégrade progressivement à une vitesse qui dépend de la nature même du produit, de son mode de préparation, du conditionnement et des conditions de stockage (chaleur, lumière, humidité). Donc au bout d’un certain temps, il devient impropre à la consommation humaine.

Cette notion est variable pour un même produit selon les cultures et les pays. Les meilleurs moyens, et ultimes moyens, de voir si un aliment est impropre à la consommation sont son aspect, son odeur, sa texture. Mais pour éviter tout risque, la législation encadre avec une très grande prudence et une très grande marge de sécurité la date supposée au delà de laquelle il serait dangereux de consommer le produit. C’est la DLC surtout utilisée pour les produits frais dont la dégradation entraîne la prolifération de micro-organismes pathogènes dangereux pour la santé.

Certains produits peuvent être consommés sans risque pour la santé très longtemps après leur conditionnement. C’est le cas des légumes secs, des pâtes, des biscuits industriels et autres produits secs. Les boissons, les huiles en bouteille rentrent également dans cette catégorie. Une conservation trop longue risque cependant d’altérer la texture, l’aspect, le goût, la tenue à la cuisson des produits. Par exemple, une huile trop vieille prendra un goût amer ou rance. Des pâtes alimentaires trop longtemps dans le placard perdent leur tenue et deviennent cassantes rendant la cuisson difficile avec un résultat proche de la colle. La DDM (date de durabilité minimale) est là pour nous indiquer jusqu’à quand nous pouvons espérer utiliser le produit sans pertes de qualités organoleptiques. Passer cette date, notre santé ne sera pas mise en danger pour autant. Nous consommerons juste un produits “moins bon”.

Une autre date est présente sur les produits surgelé ou congelés : la date de congélation, qui indique la date à laquelle le produit a été congelé ou la date de 1ère congélation s’il a été congelé plusieurs fois. Si le consommateur est attentif à la DLC, il l’est moins pour cette date de congélation et c’est très dommage car elle est au moins aussi importante que la DLC. Malgré les emballage, la durée de conservation à très basse température altère fortement la tenue de certains produits, en particulier les légumes.

La DLC en détail

La DLC est la date après laquelle la consommation d’un produit devient dangereuse pour la santé. Elle est présente sur tous les produits périssables et emballés : viandes déjà découpées, charcuteries emballées, plats cuisinés réfrigérés, yaourts, … et plus généralement tous les produits frais vendus emballés. C’est le fabricant qui détermine librement la DLC.

Une DLC est indiquée par la mention : « À consommer jusqu’au… » suivie de l’indication du jour, du mois et éventuellement de l’année. Ces mentions sont suivies d’une description des conditions de conservation à respecter “A conserver entre x et x degrés” ; “A conserver au frais”, etc.

Exonération de DLC : les viandes, charcuterie à la découpe ; les fruits et légumes frais vendus en vrac ; les boissons alcoolisées, les vinaigres, les sels de cuisine, les sucres solides, ; les produits de la boulangerie et de la pâtisserie normalement consommés dans les vingt-quatre heures après leur production et certains produits de confiserie sont exonérés d’afficher une DLC.

Il est strictement interdit de vendre ou de proposer à la consommation (distribution de nourriture pas les associations humanitaire) des produits dont la DLC est dépassée. Les sanction varient selon que le produit périmé est proposé par simple négligence ou avec une intention de tromper le consommateur.

La DDM en détail

Il s’agit d’une date indicative. Après cette date ou cette période, le produit perd certaines qualités gustatives ou nutritives (teneur en vitamines par exemple), mais n’est pas dangereux pour la santé. On trouvera la DDM sur des produits secs, stérilisés, ou déshydratés (café, lait, jus de fruits, gâteaux secs, boîtes de conserve…).. La DDM n’est pas obligatoire pour certains produits : fruits et légumes frais, vins, vinaigres, sel, sucres en morceaux, chewing-gums, certaines confiseries, …

La date de durabilité minimale des produits est précédée de la mention :

  • « À consommer de préférence avant le… » quand la date comporte l’indication du jour,
  • ou « À consommer avant fin … » dans les autres cas.

DDM dépassée : il est possible de distribuer un produit avec une DDM dépassée. Ce n’est pas une infraction.

La date de congélation en détail

La date de congélation correspond :

  • à la date à laquelle le produit a été congelé
  • ou à la date de 1re congélation si le produit a été congelé à plusieurs reprises.

Cette date est obligatoire pour :

  • les viandes congelées,
  • les préparations de viandes congelées,
  • les produits non transformés de la pêche congelés (poissons, fruits de mer…).

Vous la trouverez sur les emballages avec la mention : “Produit congelé le …” suivie du jour, du mois et de l’année.