Première fleur du Pays Cathare

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La « Première fleur du Pays Cathare » est un melon. Une appellation qui défini le mode de culture. La première fleur d’un pied de melon donne le meilleur fruit. Vient ensuite une seconde, puis une troisième fleur, qui vont donner aussi chacune un melon, mais de qualité moindre. Cette « première fleur » est donc le gage de la meilleure qualité qui soit. Le département de l’Aude n’est pas réputé pour sa production de melon. A tort.

En France, très peu d’indications géographiques garantissent la provenance et la qualité des melons. Les grandes régions de production sont plutôt le Centre Val de Loire (avec le melon charentais), en Nouvelle Aquitaine, en PACA (et son melon de Cavaillon), en plus au nord de l’Occitanie (le melon du Quercy). Ces grandes régions « melonnières » bénéficient d’IGP ou de label rouge.

La voie Cathare

Les producteurs du melon cathare ont choisi une autre voie. Celle d’une marque : Pays Cathare et d’un cahier des charges propre à leur production.

Le melon, première fleur du Pays Cathare est né en 2005 de l’exigence d’agriculteurs du département soucieux de valoriser des produits locaux haut de gamme. Ils ont rejoint une marque déjà ancienne de près de 30 ans : la marque « Pays Cathare » voir notre sujet.

Ils ont défini comme premiers points du cahier des charges la culture uniquement du département de l’Aude et l’origine exclusive de la première vague de nouaison. Cette première fleur donne un melon très aromatique et sucré.

Le melon est cueilli à maturité, ce qui exclu un transport de longue distance et un stockage prolongé.

Une diffusion locale

Les consommateurs trouveront le melon cathare dans les grandes surfaces d’Occitanie, les marchés, les primeurs locaux et directement auprès des 7 producteurs qui le cultivent. Le cahier des charges intègre les caractéristiques suivantes :

  • Le melon est du type charentais jaune de catégorie 1
  • Il est exclusivement produit dans l’Aude
  • Il doit être issu de la première vague de nouaison* (la « Première Fleur »)
  • Le légume doit être cueilli à maturité sur la plante
  • Son taux de sucre sera supérieur ou égal à 14° Brix*

Le melon en détail

  • Ce n’est pas un fruit, mais un légume de la famille des cucurbitacées.
  • Il contient 90 % d’eau, il est donc très peu calorique – de 30 à 50 kcal pour 100 gramme.
  • C’est l’un des légumes qui contient le plus de carotène. 100 g de melon apportent 2mg de provitamine A.
  • Le délai maximum de conservation au réfrigérateur est de 6 jours.

Bien le choisir

Le poids du melon augmente au fil de sa maturation. Plus il est mûr, plus il est lourd ! Soupesez un melon dans chaque main pour comparer. Si vous avez l’occasion de trouver des melons cathares, faites l’essai avec un autre melon ayant fait quelques milliers de kilomètres avant d’atterrir sur l’étalage, juste pour voir la différence.

Le petit bout

Le pédoncule est un élément primordial. Si la queue commence à se détacher, laissant apparaître une partie plus claire tout autour, c’est bon signe. Le melon arrive à maturité. Ce décollement du pédoncule s’  accompagne de sillons (ou tranches) bien marqués, c’est bon signe.

Le parfum

Un melon à point sent bon. Encore faut-il que sa peau soit peu épaisse pour laisser passer les molécules odorantes – une caractéristique des melons « longues distances » et hors saison qui doivent voyager sans dommage. Un melon sans odeur n’est pas un bon melon.

Si l’odeur est trop forte, attention, le melon est probablement trop mûr.

La fermeté

Un bon melon n’est pas mou. Une légère pression suffit pour en juger, en particulier sur le bas du melon. Trop mou, il est trop mûr.

Le son

Tapotez l’écorce au centre du melon. Un son creux, allant jusqu’à une légère vibration, alors il est mûr. Si le son est « sec », mat, sans résonance, il faut attendre plus de maturité.

Tranches de melon issues de la marque pays cathare